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  • Anecdote calligraphiée à la plume...

    P1060752.JPGJe suis un drôle d'oiseau qui aime à collectionner les cages anciennes pour mieux les disséminer, vides et portes ouvertes, dans le jardin et la maison comme autant de manifestes en faveur de la liberté...

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    Je suis un drôle d'oiseau qui accueille volontiers dans son nid toutes sortes de chats, à fourrure P1030847_2.JPGcomme à écailles....
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    Je suis un drôle d'oiseau qui ne siffle jamais, pas même le chien, qui, du coup, reste couché toute la journée ??!
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    Je suis un drôle d'oiseau qui s'est créé une famille à plumes... tout en papier...
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    Je suis un drôle d'oiseau qui ne met en cage que les poissons volants en attendant que souffle le vent qui les reconduira vers une mer chaude...
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    Je suis un drôle d'oiseau, mais qui suis-je ?
    N'en faire qu'à ma tête ne fait-il pas de moi une ... poule de luxe ?
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  • Anecdote léthargique... ou éloge de la sieste

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    "Siesteuses et siesteurs, de tous les âges, de toutes les latitudes et fuseaux horaires, de toutes les professions, affirmez votre singularité et résistez au temps planétaire, satellitaire, totalitaire ! Ce n'est qu'un début, la sieste continue...
    La sieste est un impératif. Elle s'impose à vous plus qu'elle ne vous sollicite. Elle est là, séduisante, aguicheuse, tendre, en un mot : irrésistible. Elle vous entoure de sa chaleur, vous cajôle, vous câline.
    Vous la suivez, aveuglément. Vos yeux se ferment malgré vous, vous vous détendez, progressivement, votre corps, qui un instant plus tôt vous encombrait quelque peu, semble léger, invisible, inexistant. Le bonheur - une forme de bonheur - vous assaille. Vous vous laissez faire, vous vous laissez aller et avec étonnement vous vous abandonnez. (...)
    La sieste consiste à pactiser avec le sommeil diurne, à lui rendre hommage, en faisant une halte en sa compagnie, en laissant la porte ouverte à la rêverie... Siester est un bienfait."

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    Vous l'aurez compris, il fait trop chaud pour travailler... J'ai donc choisi de vous offrir cette pause virtuelle avec la complicité de Filou, de Mirza et de Thierry Paquot, l'auteur de "L'art de la sieste" (Editions Zulma, 1998) dont est extrait ce très beau texte.

  • A comme... adeodata

    adeodata_lettre_A-163a0.jpgPour une fois, cette anecdote ne met pas en scène mes créations mais vise à vous faire partager un coup de coeur.

    Il était une fois une brocante, Adeodata, et son site internet très personnel (www.adeodata.com). Chaque visite dans ce monde parallèle où la nostalgie le dispute à la poésie me plonge dans un profond ravissement. Stylisme des photos dépouillé, jeux d'ombres et de lumières, simplicité et raffinement des petits trésors proposés à la vente... autant de sources d'inspiration qui me poussent à y revenir régulièrement.

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    J'y ai aussi acheté le A qui lance cette note (emballé de papier de soie gris perle & de ficelle brute ! ). Ce n'est d'ailleurs sûrement pas un hasard si nous partageons la même initiale tant nos univers coïncident. Vous le constaterez par vous-même en allant y flâner.

    En attendant, je vous livre l'un des textes extrait de ce site très rédigé.

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    Allongez-vous dans l'herbe, fermez les yeux et écoutez : .
    "Nous n’avions pas conscience que la poignée rouillée de la grille du jardin, les graviers de l’allée qui mène à la maison, l’odeur particulière quand on entrait, le vieux papier peint à fleurs, la seconde d’attention pour deviner d’où venaient les voix de ceux qu’on aimait tant, les noms donnés à chaque chambre comme autant de titres de propriété, la cuisine immense qui convoitait les légumes du potager, la compote de rhubarbe un peu trop acide, la vieille baignoire aux deux robinets magnifiques d’où jaillissait l’eau brûlante ou glacée, le grenier poussiéreux rempli d’objets d’une autre époque, le cimetière où des prénoms inconnus se disaient de notre famille, les balançoires fabriquées par des mains bienveillantes, les vélos plein des promesses de la griserie du vent dans les descentes et rouillés des larmes des genoux écorchés .... Nous n’avions pas conscience que c’était cela le Paradis."
    Et Corine, la créatrice de conclure : "C'est avec cette conscience qu'Adeoadata vous accompagne dans nos maisons d'aujourd'hui. Recréer le goût du Paradis".

    Elle y réussit plutôt bien, ne trouvez-vous pas ?

    Note : toutes les photos de ce post sont extraites du site